Il y a maintenant et depuis plusieurs années une demande croissante pour les produits dits “du terroir” : des produits authentiques et de qualité.  Cette demande restaure agréablement le lien social entre consommateurs et petits producteurs. Les agriculteurs se (re)lancent alors dans la commercialisation de leurs propres produits, pour le bonheur de nos papilles et le bien de notre santé. Par circuit-court, on entend bien évidement circuit-court, mais également durabilité et proximité ! Nous sommes aujourd’hui à la recherche de produits sains qui évitent tous types d’engrais chimiques, récoltés dans nos régions et non à des milliers de kilomètres.

 

Consommer local et responsable, c’est retrouver ce lien avec la nature que l’on a perdu au gré de la production de masse et de la grande distribution.

Ces circuits durables et de proximité donnent du sens à la production agricole, à la réappropriation du terroir et de l’identité locale. Ils répondent aux difficultés rencontrées par les producteurs, aux excès de la mondialisation et de l’agriculture industrielle.

Le secteur agro-alimentaire influe sur notre santé, nos paysages, nos liens sociaux, et sur la production de CO2. Le réinventer est une occasion de favoriser des échanges plus autonomes, plus respectueux, et de réinstaurer confiance et solidarité !

 

Le GAC et ses avantages

Les GAC (ou groupes d’achats en commun) sont des lieux de rencontre et de convivialité, qui permettent aux consommateurs d’avoir accès à une alimentation saine et de qualité, tout en bénéficiant de prix plus bas et sans se déplacer jusqu’à la ferme.

Le producteur bénéficie d’une clientèle assurée et peut planifier ses récoltes. La négociation des prix à l’avance réduit l’incertitude et le prépaiement (partiel) constitue un fond de trésorerie. Le producteur peut donc limiter ses emprunts. La diversification des canaux de commercialisation lui permet de multiplier son nombre de clients, ce qui diminue le risque de défaut de payement et accroit son autonomie. Les risques météorologiques et phytosanitaires sont partagés. Le lien de confiance établi entre les groupes et le producteur permet d’éviter le coût d’un label (« bio »…), et d’échanger souhaits et informations dans un esprit de partage.

Les circuits courts sont ainsi source de dynamisme économique et territorial, de cohésion sociale, de diminution des dépenses publiques et, souvent, d’effets environnementaux positifs. Bonne nouvelle ! Ce concept s’applique à bien d’autres initiatives : artisanat, habillement, recyclage, réemploi, construction, énergies vertes…